Le jeûn, un remède efficace et naturel pour guérir de l’arthrose

Tout le monde sait que Madame Arthrose, maladie inflammatoire, est la conséquence de mauvaises postures, de sollicitation excessives de vos articulations, d’une morphologie probablement plus sujette à cette pathologie que d’autres… Oui, mais il si elle s’est enfin manifestée, c’est aussi que le terrain était propice à son épanouissement personnel. Par terrain, j’entends votre corps ! Cette fabuleuse machine. Sauf que comme toute machine qui se respecte, elle est susceptible de s’encrasser.

Un macdo, une cure d’antibio, une anastésie générale, une cuite avec les potes…Avec tous ces beaux cocktails et au fur et à mesure des années, c’est l’encrassage assuré et une piste d’atterrissage servie sur un plateau pour Madame Arthrose.

Alors comment nettoyer tout ça ? La solution la plus efficace du monde est toute simple, elle s’appelle le jeûn.

Je vous explique tout sur ce fabuleux remède dans cet article, notamment via ma propre expérience.

Les bénéfices du jeûn, la liste est longue

S’arrêter de manger plusieurs jours permet au corps de se mettre en mode « survie ». Il va ainsi aller chercher les mauvaises cellules du corps qui trainent depuis plusieurs années, pour s’en nourrir et créer de l’énergie. Ces cellules vont être re-générées et le corps va ainsi être nettoyé dans son ensemble.

Mais ses bienfaits ne s’arrêtent pas au corps physique. Le jêun va également agir sur le cerveau et va purifier votre esprit. Le sang va être nettoyé et plus fluide et le cerveau va être mieux irrigué et plus performant. Jeûner offre de nombreuses vertus psychologiques. Il permet une reconnexion à soit.

Il faut le vivre pour bien comprendre tous la puissance des bienfaits que nous apporte un jeûn, qu’ils soient physiques ou psychologiques.

Voici en quelques point les nombreux bénéfices d’un jeûn de quelques jours.

Ce qu’il apporte au corps physique et à vos articulations

  • gros nettoyage de printemps du corps : le corps va subir une véritable détoxication. Les cellules sont nettoyées et régénérées. La détox se fait par les muqueuses ou par la bouche. Les forte odeurs de bouches ou de transpiration sont preuves d’une bonne détox. Réjouissez vous !! Les maux de têtes sont également un effet normal. En cas de profonde intoxication, vous pouvez aussi être sujets à des vomissements, du fait du rejet de mucus et de bile. Buvez beaucoup d’eau ! Ça finit par passer. 
  • des vacances pour les organes : tous les organes se mettent en arrêt de travail ! Le foie et l’estomac vont se rétracter et gagneront en efficacité par la suite
  • une déferlante d’énergie : un jeûn ne vous prend pas votre énergie, au contraire. Le corps la fabrique avec vos réserves. De plus, vous économisez jusqu’à 30% de l’énergie habituellement utilisée par la digestion. Toute cette énergie vous permettra aisément de faire du bricolage, des ballades, voire des randos. Évidemment, il est déconseillé d’aller jouer au foot pendant 2 heures sous le cagnard. En cas de maladie, cette énergie sera également précieuse pour mieux lutter contre le mal.
  • la perte des kilos superflus : le jeûne permet de perdre la graisse de vos muscles. Perte de poids entre 4 et 5 kilos sur un jeûn de 4 à 5 jours, soit jusqu’à 40%). Vous ne deviendrez pas rachitique pour autant et vous retrouverez vite votre poids normal par la suite. Notez que le surpoids est une cause de l’arthrose.
  • l’assouplissement et la régénération de vos articulations => dans le mille, pour les personnes sujettes à l’arthrose.
  • la métamorphose et la revitalisation de votre peau.

Ce qu’il apporte au cerveau

  • le nettoyage de l’esprit : vous allez probablement être sujet à de vilains cauchemars. C’est normal, le jeûn permet aussi une purification du cerveau et de l’esprit. Meilleur fonctionnement du cerveau : le corps va sécréter la molécule BDNF qui permet de penser plus rapide, d’améliorer la mémoire et d’être de bonne humeur. Renforcement et libération de l’esprit : le jeûn va vous transmettre divers sentiments qui vous rendront plus fort et plus heureux.
  • la mise à malle des dépendances et sentiment de liberté : faire un jeûn ne signifie pas seulement arrêter la nourriture. On en profite aussi pour faire une pause de tabac, d’alcool, de sucre, d’écran ou de télévision. Après une telle expérience, vous aurez la certitude d’être capable de vous passez de toutes ces addictions. Vous aurez d’ailleurs du mal à vous reconnecter à la réalité après cette expérience. Jeûner est une véritable libération de l’esprit.  C’est également une façon radicale de s’exempter de la faim « habituelle ». Nous sommes réglés comme des horloges. Quand sonne midi, notre estomac nous envoie instantanément le message de la faim, sans que pour autant notre organisme le demande réellement. On prend alors conscience de la sur-abondance de nourriture qu’on pratique chaque jour de notre existence.
  • la maîtrise et la confiance en soit : découvrir qu’on est capable de ne rien manger pendant plusieurs jours suscite un sentiment de satisfaction énorme et vous donnera une véritable confiance en vous. Vous avez décidé de faire quelque chose et vous parvenez à respecter vos engagements.
  • la prise de recul sur la vie : le jeûne va vous permettre de faire le point sur votre vie. Manger est un besoin primitif. On bosse pour manger à l’origine. Arrêter de manger remet en question tout un système dans lequel nous sommes tous enfermés. Découvrir qu’on peut vivre autrement est une véritable révolution pour l’esprit.

Pourquoi le jeûn fait peur

Les idées reçues

Jeûner est une solution de guérison fabuleuse pour n’importe quel maux qui vous concerne. Il suffit de regarder le fabuleux reportage ARTE pour s’en rendre compte : Le jeûn, une nouvelle thérapie ?. De nombreuses études russes et allemandes montrent très clairement son efficacité sur toute sorte de pathologies : malade psychiques, hyper-tension, polyarthrite, asthme, exéma.

Mais si vous avez déjà jeûner, vous avez forcément entendu votre entourage vous balancer ces mêmes refrains : « mais vous êtes fous, vous allez vous faire du mal » ; « Payez pour ne rien manger ! Une belle arnaque! » ; « Je serais incapable de jeûner, j’aurais trop faim » … Tous ces aprioris et ces remarques ne sont que des idées reçues.

Le corps humain a des réserves énormes et pourrait se passer de manger pendant plus de 40 jours.

Petit conseil à la volée : ne cherchez pas à convaincre les non-convertis. C’est peine perdu. Contentez vous de prendre du plaisir dans cette expérience, et ne vous préoccupez pas de l’avis d’autrui. Il finiront peut-être par se rendre compte que cette une nécessité absolue au moins une fois par an. Mais chacun son rythme ! Chacun son corps !

Rendement zéro pour les labo pharmaceutiques

Le jêun est le mal aimé comme technique de guérison, notamment dans le monde de la médecine et de l’industrie pharmaceutique. Vous vous doutez bien que c’est une remède scientifique qui ne rapporte pas gros ! A partir de là, on comprend mieux pourquoi aucun cours de médecine,  aucun médecins ou spécialiste du milieu scientifique ne vous conseillera jamais d’aller jeûner pour vous soigner. Il préfèreront vous prescrire des anti-inflammatoires ou des anti-biotiques qui s’appliqueront plus à détruire de vos parois intestinales plutôt qu’à réduire vos douleurs. Mais il faut bien rentabiliser les frais investis dans de recherche pharmaceutique et la production de ces médicaments.

Concrètement, comment le jeûn agit sur le corps ?

Le jeûn est vécu par le corps comme un stress auquel le corps s’adapte. Il lance ainsi des mécanismes de nettoyage et de  remise en route étrangement efficaces.

Je ne suis pas nutritionniste, ni médecin, ni scientifique. J’avoue que tous ces noms qui finissent en « yse », « ène », ou « èse » m’embrouillent un peu les pinceaux. Donc, je vous propose ci-dessous une explication simplissime et vulgarisée de ce qui se passent dans le corps quand on jeûne plusieurs jours et pourquoi cela vous permettra de soigner votre arthrose.

Pour voir une véritable efficacité dans le jeûn, il faut au moins trois jours, pendant lesquels trois grandes étapes se produisent.

Jour 1 – La glycogénolyse

Le corps se nourrit du glucose immédiatement disponible. Lorsque vous mangez une pomme, celle-ci contient des glucides immédiatement transformés par le foie et utilisé dans la foulée par le corps. C’est la première chose que le corps utilisera.

Jour 2 – La néglucogenèse

Le corps s’attaque au vieilles protéines et aux lipides (graisses). Elles sont transformées en sucre par le foie pour donner l’énergie au corps.

Jour 3 – La cétogène et la crise du 3ème jour (crise d’acidose)

Le corps se met en mode jeûn longue durée. Il vient grignoter l’ancien pour la transformer en énergie (environ 80% d’utilisation de graisse et 20% de protéines).

Le troisième jour est LE passage délicat pendant le jeûn. Il s’agit de la crise d’acidose pendant laquelle le taux d’acidité est susceptible d’augmenter. Le travail que le corps réalise pour « s’auto-nourrir », en utilisant des vieilles graisses et protéines peut être à l’origine de mal de tête, de mauvaises odeurs de la bouche et de la transpiration. On peut ressentir des douleurs dans les articulations. Si telle est le cas, pas de panique ! Ce n’est surtout pas le moment d’abandonner. Le travail est en cours. L’intensité de la douleur ne fait que refléter votre niveau de d’intoxication.

Conditions de réussite et de sécurité

Faire un jeûn semble simple dans l’idée. Je m’arrête de manger quelques jour et baste ! C’est en fait un poil plus compliqué que ça. Quelques conditions me semblent essentielles à rassembler pour garantir de la réussite du process.

1 – Choisir le bon environnement

Cette condition implique de prendre du temps et de prendre le grand air.

Fuyez votre quotidien. Ne cherchez pas à faire un jeûn de plusieurs jours dans votre quotidien habituel. Vous allez vous compliquer la tâche. Je sais bien que trouver 5 à 7 jours n’est pas évident. Mais il est essentiel de s’éloigner du stress du travail et de votre entourage susceptible de sortir l’apéro et les gros gueuletons à chaque soirée nouvelle. Les tentations vont être difficiles à combattre et ça risque de vous stresser plus qu’autre chose.

Par ailleurs, n’oubliez pas que le jeûn est également un nettoyage du cerveau. Il vous faut pouvoir lâcher prise dans votre tête. Casser vos habitudes l’espace de ces quelques jours précieux.

Vous devez pouvoir « ne rien faire » si vous le désirez. Dormir quand vous le souhaitez. Aller marcher si ça vous enchante. Mais il faut pouvoir mettre le cerveau en pause. Votre liberté doit être maximale et les gènes quotidiennes minimales. En tout les cas, c’est ce que je préconise. Si toute les 5 minutes, on vient vous répéter que vous êtes fous et que le repas est prêt ! je ne donne pas chère de la peau de votre jeûn.

Isolez vous. Faites ça à plusieurs, c’est plus drôle et plus sécurisant.

La solution est simple : il faut poser des vacances et se mettre au vert.

Il est évident que tout le monde n’a pas toujours facilité à prendre des jours de vacances et s’isoler dans une maison secondaire, à la campagne, ou chez un professionnel pour aller jeûner. Les enfants, les contraintes professionnelles ou familiales peuvent être des freins non négligeables.

C’est en tout cas ce que je me disais avant d’avoir essayé. Maintenant, je pose des jours volontiers et j’embarque toute la famille (femme et fille) pour aller passer une semaine en campagne chez un ami naturopathe, et jeûner en paix. C’est un moment privilégié que tout le monde apprécie désormais. C’est une priorité !

2 – Attention à l’entrée et à la sortie !

Le jeûn commence une semaine avant le top départ !

Avec un corps très intoxiqué, vous allez en prendre plein la face pendant la crise d’acidose! C’est garanti. C’est pour ça que la préparation du jeûn est primordiale ! Et une bonne prépa s’anticipe une semaine à l’avance.

Voilà à quoi va ressembler cette semaine de prépa :

  • Stop à la junk bouffe quelle qu’elle soit : supprimez la viande, la graisse cuite, les fritures, le beurre, le lait de vache.
    Limitez éventuellement le gluten, ce sera l’occasion de voir si vous êtes intolérant. Le seul moyen de le savoir est de s’en passer complètement quelques temps.
  • Ayez une super alimentation ! : un maximum de fruits et légumes, crus dans la mesure du possible, des oléagineux (amandes, noisettes…), des graines de toutes sortes, de chia, de lin, de tournesol, de courges. Il est temps d’assumer que vous êtes un mangeur de graines ! Faites les germer ! en salade c’est top ! N’oubliez pas les légumineuses (poids chiches, lentilles, petits poids, haricots, fèvesSoyez un vrai bobo de A jusqu’à Z.
  • Stop au tabac, à l’alcool complètement, cela va de soi. Tant qu’à vous occuper de vous, faite le jusqu’au bout.
  • Levez le pied sur le café, le thé et les sodas et autres jus industriels. Faites vous des jus de fruits et légumes qui déchirent plutôt, ou des tisanes bio, sans modération. La blogueuse Delphine Milour, saura vous guider à merveille.
  • Pas de cassage d’estomac excessif. Mangez ce qu’il faut pour être bien.

Une belle liste de mangeurs de graines, mais vous allez voir, une fois les routines en place, vous aurez du mal à les abandonner ! N’hésitez pas à lire mon article sur les 5 meilleurs aliments contre l’arthrose. Tant qu’à faire de bien manger, privilégier les alicaments.


«…Avant le jeûn, ayez une super alimentation. Soyez un vrai bobo de A jusqu’à Z ! »


 

La reprise alimentaire à ne pas prendre à la légère

Le processus de nettoyage que vous avez déclenché dans votre organisme va continuer plusieurs jours après le jeun. Une bonne reprise alimentaire est donc primordiale si vous ne voulez pas vous taper l’indigestion du siècle !

L’estomac ne produit plus de suc digestif pendant le jeun, hormis le premier jour, et de manière faible. Il faut garder les bonnes habitudes de la semaine de préparation pendant plusieurs jours après la reprise.

Ne vous jetez pas sur un saucisson sec, une raclette party ou une cuite avec les potes…

 

Mes conseils pour une bonne reprise :

  • Le premier jour de reprise doit être super soft : une soupe, quelques feuilles de salade et graines germées, éventuellement une petite compote maison. Le système digestif était en congé pendant plusieurs jours. Il doit se remettre en marche. Rappelez vous les reprises du boulot après les vacances. On est content quand on est pas submergé de boulot ! Il vaut mieux reprendre en douceur.
  • Une reprise sérieuse doit durer autant de temps que le jeûn lui même.
  • Du repos : Vous aurez probablement un petit coup de mou après le jeûn. Un tiers de l’énergie va être réquisitionnée et consacrée à la digestion.
  • Buvez beaucoup d’eau : il est important de bien réhumidifier les muqueuses et faciliter la production du suc digestif.
  • Pas de panique si vous n’allez pas aux selles pendant plusieurs jours. L’intestin ne se remet à fonctionner que lorsqu’il est plein. Cela peut prendre jusqu’à deux ou trois jours.

La vidange

Le sel de Nigari, bio et naturel !
mais sacrément dégueu !

Moi j’utilise du chlorumagène.
On a l’impression désagréable d’avaler du plâtre. Mais au moins, ça n’a aucun goût !

Avant de démarrer le jeûn, il est nécessaire de purger ses intestins. Vous allez donc avaler une bonne pinte de chlorure de magnésium (sel de Nigari, ou Chlorumagène). Attention, grand moment de solitude. C’est clairement dégueulasse.

 

Le corps est un moteur. La vidange est essentielle pour un bon nettoyage

La purge est essentielle avant de débuter un jeûn, notamment pour la raison suivante : l’organisme dépourvu de nutriment et de vitamine lui fournissant de l’énergie, va la créer lui même. Il va donc puiser dans tout ce qu’il trouve dans le corps. Une mauvaise purge pourrait justifier davantage de mal de tête et de ballonnement puisque l’organisme va se nourrir de ce que contiennent les intestins avant le jeûn, donc potentiellement de toxines. Cela peut même provoquer des vomissements.

Petite info utile et gratuite au passage : Toute purge nécessite du temps de reprise. Une bonne purge, même sans l’intention de jeûner pendant plusieurs jours derrière, nécessite 24h de jeûn, . En effet, les muqueuses sont nettoyées. Afin de permettre leur réfection, vous devez leur laisser du temps de régénération. Donc, si vous prenez une dose de chlorure de magnésium à 19h, considérez que vous ne remangerez pas jusqu’au lendemain soir.

Des jeûns « low cost » plus adaptés à vos contraintes

Le jêun intermittent ou séquentiel

Dans le cas ou vous n’avez pas possibilité (ou peur) de lâcher votre quotidien pour un jeûn et d’investir dans votre santé, vous avez possibilité de vous essayer aux jeûns « Low cost », qui vous permettront de tester le process. Vous avez tous entendu parler du jêun intermittent ou jeûn séquentiel.

Le jeûn intermittent consiste à jeûner pendant environ 12 à 24h. C’est évidemment moins efficace qu’un jeûn de 5 jours, mais cela vous permet de mettre vos organes au repos et vous fera grand bien. Vous pouvez par exemple vous arrêter de manger le soir à 20h, ou manger très léger, et ne reprendre que le lendemain midi, voire soir. Vous aurez jêuner entre 12 et 24h et n’aurez manqué que deux ou trois repas. Ce qui est somme toute faisable en soit. Le verbe « déjeuner » porte d’ailleurs bien son nom : dé-jeuner ou stopper le jeûn.

Mon astuce, pour me faciliter la tâche au travail, je pars en ballade ou faire des courses au moment du déjeuner. Cela me permet d’éviter ce moment délicat où tous les collègues vous poserons la question sur ce que vous allez manger et où. Vous vous épargnerez l’énergie que vous auriez utiliser pour lutter contre la tentation.

Pour en savoir plus : n’hésitez pas à écouter cette interview de Frédéric Saldmann sur le podcast Métamorphose (Anne Ghesquière)

La mono-diette

Monodiette : manger un seul aliment pendant 2 à 3 jours. La carotte sous toutes ses formes

Il est peut être plus adapté à ceux qui craignent l’arrêt de l’alimentation. Dans ce cas de figure, à l’inverse du jêun, vous allez continuer de manger, mais vous ne mangerez qu’un seul aliment : carottes, pommes, raisins…

Vous pourrez les préparer de différentes manières, ce qui vous donnera une impression de diversité.

Exemple pour les pommes : cru, en compote, en jus, séchée, etc.

Mon premier jeûn, un moment mémorable

Un séjour mémorable chez un naturopathe dans la Loire

J’ai fait mon premier jeûn en 2018 avec ma femme (enceinte de quelques semaines). J’étais dans une maison hors du commun, sans électricité. L’éclairage se fait à la bougie et aux lampes à pétrole. La personne qui nous accompagnait est assez « sauvage » et à préférer il y a 30 ans quitter les sentiers battus pour s’isoler dans cette maison, avec sa vache, son cheval et son jardin.

Nous en gardons gardons un souvenir mémorable. Des vacances ou la déconnexion a été totale. Nos journées se composaient de promenades, siestes, lectures, nuits à rallonge, bricolage, menuiserie, discussion autour de la cheminée.

Aucune volonté nécessaire, puisquaucune tentation ne vous passe sous le nez. La sensation de faim disparaît dés le premier jour. La crise d’acidose nous a quand même filé un bon coup de fatigue. Nous avons fait un peu plus de siestes que d’habitude pour retrouver la pêche.

On est ressortis de là seins et bourrés d’énergie. La cure de sommeil a été telle que je me levais après ce séjour tous les matin vers 6 heures, en pleine forme. Incroyable !

Et cette impression de guérison du corps à chaque heure qui passe est une bénédiction pour le moral. Sans compter qu’on se sent invincible et plein de confiance en soi. Le cerveau est en pleine forme et peut carburer bien plus qu’on pourrait le penser.

Ce genre d’expérience vous donne un goût de « reviens-y ».

S’offrir le temps de vivre est inespéré dans notre société où chaque minute compte. Mais c’est possible. Décidez-le !

Le Jeûn et la femme enceinte

Tout médecin sérieux dans sa profession vous conseillera de manière catégorique de ne pas faire de jeûn si vous êtes enceinte. Respecter ses indications est un choix totalement compréhensible.

Toutefois, il n’y a pas de contre-indication particulière pour les femmes enceintes. Le jeûn permet l’épanouissement de la future maman ainsi que celui de l’enfant. La pureté de son corps obtenue aux termes du jeûne sera transmise à l’enfant.

En ce qui nous concerne nous avons écouter notre ami naturopathe et avons pris la décision de faire le jeûn malgré tout. Ma femme était alors enceinte d’un petit mois. Elle n’avait pas de problème de santé particulier. Nous avions adopté depuis quelques mois une alimentation équilibrée et relativement saine.

Nous étions forcément un peu stressés et sceptiques. Mais notre ami qui nous accompagnait m’a rétorqué une phrase que j’ai retenue depuis et qui résonne régulièrement dans mon esprit : « Mais pourquoi ne voulez-vous pas faire du bien à votre bébé ? ».

Je précise que le jeun qu’on a pratiqué n’était pas sec. Nous avons bu des tisanes et boullions deux à trois fois par jours permettant au corps un apport en nutriments minimal.

Le corps a des réserves inimaginables. Le priver de nourriture pendant 4 ou 5 jours ne présente aucun risque particulier pour le feotus qui saura se nourrir convenablement.

Emilie a eu une grossesse magnifique, sans vomissement ni ballonnement. Elle a accouché d’une petite Louna qui se porte à merveille. Même si chaque grossesse est unique, je ne peux m’empêcher de penser que ce jeûn, à l’orée de sa grossesse, aura été d’une aide précieuse.

Encore une fois je comprends la majorité de ceux qui nous ont pris pour des fous. Par ailleurs, Emilie était en pleine forme, même si logiquement fatiguée. Elle se sentait prête à faire ce jeûn. Je ne suis pas spécialiste et me contente de vous relater ma propre expérience. Faite votre choix en âme et conscience. C’est votre corps et votre vie.

Si vous souhaitez en savoir plus …

Voici quelques références que je vous conseille si vous souhaitez en savoir plus :

A voir absolument

A écouter : deux podcasts Métamorphose d’Anne Ghesquière